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Une histoire de familles

Histoire du Château de La Côte -

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De la motte castrale originelle en passant par le château défensif et austère entouré de remparts, à la noble demeure transformée en hôtel de luxe, il faut franchir quelques siècles et une histoire : celle des familles qui l’ont créé, transformé, embelli, restauré et sauvé de la ruine.

La Famille Du Lau

Nous sommes au début du règne de Charles VII, c’est la guerre de Cent Ans et ses répercussions sur la population des campagnes périgourdines se traduisent par une récession démographique importante. C’est dans ce contexte que Arnal de Laudibus, originaire du Béarn arrive à La Côte en 1423. Il y fonde le château, ou plutôt une maison forte entourée de remparts. En 1498 un acte atteste la chapelle castrale.

La Famille Du Lau (il faut attendre la première moitié du XVIe siècle pour voir se franciser les patronymes), fournit des hommes distingués dans les lettres, dans l’armée et dans l’église qui ont honoré la vieille maison.  L’un des plus illustres fut le fils du «haut et puissant messire Armand Du LAU, chevalier seigneur comte Du LAU et de Dame Françoise De SALLETON » : Jean-Marie Du LAU le futur archevêque d’Arles.

Né au château de La Côte le 30 octobre 1738, il acheva ses études à Paris au collège royal de Navarre sous les yeux de son oncle l’abbé Jean Du LAU, curé de Saint-Sulpice. En 1770 la province ecclésiastique de Vienne le désigne pour être agent général du clergé. Dans ce poste difficile, où il fut appelé à discuter au conseil du Roi les intérêts de l’église, il déploya une capacité et des talents rares, qui lui valurent la confiance du premier ordre de l’État. Aussi Louis XVI n’hésita pas à le nommer en 1775, à l’archevêché d’Arles. A la nouvelle de cette nomination, la municipalité de Périgueux s’empressa d’adresser à cet illustre compatriote une lettre de félicitations. En 1789 il fut chargé par ses diocésains d’aller défendre aux états généraux de Versailles la cause de Dieu et de l’église. Tant de vertus et de talents ne purent le préserver des fureurs révolutionnaires : il tomba, tel un soldat, dans l’église des Carmes à Paris, sous les piques des septembriseurs le dimanche 2 septembre 1792 parmi les 115 autres victimes. Il sera béatifié par le Pape PIE XI en 1926.

Pierre MAZIERE

La famille Dethan

En 1847 faute d’héritiers directs le château de la Côte  est quasi ruiné, les terres gérées depuis Paris ne rapportent plus. Le marquis du Lau décide de vendre. C’est chose faite en 1867 à l’honorable famille Dethan, qui ayant fait fortune dans le négoce de coton et de blé outre-Atlantique décide d’investir en Périgord. Jean Edouard Dethan  entreprend des travaux et aménagements considérables pour rendre  le château plus confortable.

« Depuis la fin du XIXème siècle il ne saurait plus être question de remparts. De vastes fenêtres s’ouvrent sur la nature et l’intérieur ruisselle de lumière. Ce qui frappe le visiteur c’est l’ordre souverain qui règne sur l’architecture, ponctué de tours variant sur le ciel leurs découpes d’ardoises. La vaste bâtisse est richement restaurée de 1868 à 1870, sous l’habile direction de Mr Dubet, architecte à Périgueux : au quadrilatère avec cour intérieure se substituent deux corps de logis en équerre flanqués de deux tourelles encorbellées, de trois tours rondes, et aussi, à la charnière intérieure d’une quatrième, s’ouvrant sur la porte principale dans une cour d’arrivée bien abritée et ensoleillée. »

Au décès de son père en 1867, Charles Georges Dethan n’a que neuf ans. En 1887 il s’installe à la Côte avec son épouse et reprend la gestion du domaine.   « Tout en reprenant certaines idées de son père, en ce qui concerne le vignoble notamment, Georges  va se situer dans une ligne nouvelle, en commençant par abandonner la polyculture traditionnelle. Ses méthodes d’exploitation vont être à la fois plus modernes et plus scientifiques, comme le veut l’esprit de l’époque : il les présentera à l’Exposition Universelle de Paris de 1900. » Il recevra la Croix de Chevalier de la Légion d’honneur. (Cécile Vigier- Glangeaud- Progrès agricole et social en Périgord- 1987). Georges Dethan disparait en 1942, laissant derrière lui un domaine sans repreneur. Le château de la Côte entre une nouvelle fois dans la tourmente.

La famille Guillaume

Michel et Régine Guillaume acquièrent  le château et ses terres en 1956. « Je l'ai découvert au cours de mon voyage de noces. Originaire de Champagne, je recherchais une propriété entre le Périgord, l'Auvergne ou Arles.  Le Château de la Côte m'a tout de suite séduit. »
Ingénieur ITPA, exploitant agricole pendant de nombreuses années, Michel Guillaume redonnera aux terres du domaine leur vocation d’élevage et de polyculture. L’agriculture se meurt. Il décide en 1989 de transformer le château en hôtel restaurant tout en conservant l'architecture bien ordonnée et la noblesse des bâtiments de ce lieu chargé d'histoire.
Aujourd’hui, Messieurs Michel et Olivier Guillaume perpétuent la tradition et les valeurs des vieilles demeures françaises conciliant art de vivre traditionnel, service et confort d’aujourd’hui.

Catherine Laurent